BERSERK

BERSERK
LA SERIE:

Avant tout, âmes sensibles s’abstenir, ce qui suit n’est pas pour vous… Pour les autres, lire attentivement cette critique vous permettrait de faire mieux connaissance avec un univers tellement riche que cet avis est loin d’être exhaustif. Une épopée, une vraie, une comme celle du Seigneur des Anneaux… Il faudrait presque consacrer une critique à chaque volume de cette œuvre dantesque. Le titre annonce la couleur car Berserk (Kenfu Denki Berserk) est bien une histoire de folie, une folie sombre, terrifiante parfois, incontrôlable souvent, sanglante énormément. Tiré du terme « berserker » soit guerrier inspiré d’une rage divine selon les légendes scandinaves, voici un conte médiéval cruel où de nombreux éléments d’héroïc fantasy et les combats sans pitié sont légion.

Pourtant en s’y intéressant de plus près, Berserk est un seinen bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord mettant en scène des personnages forts, des réflexions étonnantes abordant des thèmes exceptionnels toujours aux limites de la folie mais c’est surtout sa quête principale qui retient l’attention : une histoire de vengeance à réaliser au beau milieu d’une guerre au sein de laquelle les destinées de deux hommes rivaux vont s’affronter. Le bien contre le mal… non bien pire que ça, le mal contre le mal. Ni bon, ni méchant, le côté sombre de chacun des personnages ressort pour un résultat fascinant, superbement desservi par le génialissime Kentarou Miura afin d’en faire LE meilleur manga actuel.

« I have a dream… »

Les deux premiers volumes nous proposent de nous plonger dans le monde de Midland mais c’est véritablement à partir de la moitié du troisième volume, où le mangaka nous plonge dans une rétrospection, que se lancent l’aventure et les explications… enfant, Gutts est retrouvé vivant sous un cadavre en pleine campagne. Heureusement, il est sauvé par Shizu qui décide de l’adopter mais Gambino, son mercenaire de mari refuse immédiatement d'assumer la parenté. Trois années ont passé, sa mère adoptive est mourante, Gutts se charge alors d’être l’écuyer de Gambino qui le traite mal tout en lui apprenant le maniement des armes. Gutts fait petit à petit ses preuves et impressionne même son père adoptif qui garde une grande rancœur contre cet être qui lui a pris sa femme. Gambino décide de se venger par tous les moyens de cet enfant si bien qu’une nuit, fin saoul, il décide d'assassiner notre héros mais c’est l’inverse qui se produit. Le monde de Gutts s’écroule…

Obligé de fuir les siens, il erre à travers les vastes champs de bataille comme mercenaire solitaire lorsqu’il est assailli par une troupe de mercenaires, la Brigade des Faucons. Après avoir réalisé une démonstration de sa force face à plusieurs hommes en maniant une épée gigantesque, le leader Griffith le provoque en duel et arrive à le vaincre… la première défaite de Gutts. A la fois admiratif et rival de cet homme charismatique, il va alors accepter de rejoindre sa troupe pour former une équipe invincible et réaliser le rêve de cet homme : construire un monde meilleur.

L’ambition dévorante de Griffith ne cesse d’apporter victoires et succès d’importance aux Faucons si bien qu’ils sont reçus dans les hautes sphères du royaume. Lors d’une mission plus périlleuse que les autres, la Brigade va devoir faire face à Zodd, un démon réputé pour vivre depuis plus de cent ans sans jamais avoir été vaincu et ce ne sont pas les nouveaux mercenaires stars qui vont le mettre en déroute mais c’est la prophétie du monstre qui retient l’attention : Griffith conduira à leurs pertes tous ceux qui l’entourent… s’engage alors une aventure rocambolesque où la démarche de Miura se base sur la question : la haine de Gutts est-elle plus forte que l'ambition de Griffith ?

Loup solitaire contre Faucon blanc

La galerie de portraits de Berserk est immense et faire un portrait de Gutts n’est pas une mince affaire. En français, son nom est Gatts, Gatsu en japonais et en anglais, il se nomme Gutts, ce qui signifie tripes et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il en a énormément. En effet comment décrire un homme qui a passé sa vie à combattre, un homme qui a passé sa vie à poursuivre un but fixé depuis son enfance, un homme qui côtoie la mort au quotidien, un homme qui a rêvé de gagner tout ce qui fait une vie pour tout perdre à cause du rêve d’un autre ? Ces questions sont à l’origine du scénario extrêmement étoffé de l’épopée fantastique qui fera passer par tous les états un personnage peu loquace mais diablement efficace. Impressionnant aussi bien physiquement que par sa science de la vie et du combat, il est aisément reconnaissable à ses signes distinctifs.


Portant une étrange marque au cou et borgne aux multiples cicatrices, Gutts n’est pas un héros propre sur lui et le plus dur reste à venir… tout drapé de noir et combattant avec son épée gigantesque Dragon Slayer, Gutts possède une main gauche artificielle transformée en arbalète-canon (d’ailleurs, un des grands mystères est de découvrir l’origine de toutes ces blessures). Téméraire, il n’hésite pas à se lancer face à plusieurs adversaires en même temps pour triompher au prix de multiples périls mais sa haine contre Griffith est plus forte que tout. Son passé le poursuit, son présent est une lutte permanente et son futur est un calvaire, il vit au bord de la folie avec la peur d’y basculer un peu plus chaque fois. Il héritera même du surnom "Black Swordsman" sur les champs de bataille.

Gambino et Griffith, ses deux mentors lui ont chaque fois brisé son rêve d’où une sincère répulsion pour les rapports humains. Deux fois, il a fait confiance et deux fois, il a été trahi, le visage de Gutts traduit ce sentiment à merveille. Tendra-t-il à nouveau la main vers quelqu’un d’autre ? Tel est le destin que ce personnage, qui se fera surnommé Black Swordsman, vit à travers une odyssée qui ne peut se solder que par la vengeance contre ce fameux Faucon blanc.

Griffith, leader de la Brigade des Faucons avec de longs cheveux blancs et un regard qui fait fondre tous les personnages féminins du manga, notamment la princesse Charlotte est un personnage ambigu, tour à tour angélique et diabolique. Son premier caractère s’exprime par un rêve idéaliste consistant à bâtir son propre royaume mais le second est une ambition qui se traduit par une passion dévorante pour le pouvoir qui apparaîtra progressivement jusqu’à atteindre son paroxysme lors de son passage en tant que membre à part entière de la Main de Dieu, un groupe d’êtres bien mystérieux qui ne se refusent jamais un massacre en règle. De plus, il détient un oeuf étrange nommé Behélit, source de la prophétie de Zodd…

Seconds couteaux de premier choix

Caska le seul amour de la vie du héros, jeune femme courageuse, garçon manqué sur les bords mais au charme incroyable. Elle connaîtra une transformation profonde après avoir été ravagée par le rêve de Griffith lors du fameux passage de l’éclipse qui reste comme le moment clé de la série. Si dure et si douce à la fois, Caska n’apprécie pas Gutts à leur première rencontre car celui-ci prend la place de favori qui lui revenait aux yeux du chef de la Brigade des Faucons jusqu’alors. Par la suite ces deux-là verront leurs relations changer pour ne plus être que des « compagnons d’armes » mais bien plus encore… Elle est d’ailleurs le second de la Brigade des Faucons en charge de suppléer Griffith auxquels viennent s’ajouter Judeau, Pippin, Corkus, Rickert et bien d’autres encore tous dévoués au charismatique jeune homme aux cheveux blancs.

Puck l’elfe guérisseur constitue le personnage comique de la série notamment lors de ses passages en super deformed et fait totalement contraste avec Gatts par son comportement jovial et pleutre. Néanmoins, il se révèle d’une aide précieuse dans les moments critiques même si sa capacité de guerrier est en dessous de zéro. C’est le seul véritable ami de Gutts (si on peut dire ami avec lui) lorsque celui-ci évolue seul mais bien plus tard ils seront rejoints par une troupe inattendue…

Un mot sur les autres personnages qui apparaissent ponctuellement mais qui ont des rôles importants dans les événements. Zodd, le démon immortel à la masse physique monstrueuse retrouvera sur son chemin un être semblant posséder beaucoup de clés sur le monde de Midland, le cavalier apparaissant au clair de lune, Skullknight. Sa légende nous sera révélée par Charlotte, la princesse héritière du trône, folle amoureuse de Griffith. Ce sont trois des plus marquants parmi la centaine de rencontres inattendues de Gutts, autant dire une richesse incomparable en qualité et en diversité du côté scénaristique…

Berserk, le pur sang du manga

Berserk gore ? Le sang coule à flot dans un univers de violence perpétuel. Oui, le seinen tend à évoquer les souffrances humaines et à mettre en avant des personnages qui ne demandent qu’à se battre jusqu’à la mort, les humains sont d’ailleurs souvent les premières victimes faciles de monstres de tout poil ainsi hurlements et détresse sont fréquents. Cependant, sans vouloir faire d’apologie de quoi que ce soit, je tiens à préciser que le seinen reflète quand même le Moyen Age et ses légendes, époque sanglante s’il est besoin de le rappeler. Pourtant, Berserk est bien plus qu’une lutte fratricide entre humains et monstres car les vrais thèmes de réflexion sont présents, tiraillant Gutts entre son rêve et son côté schizophrène. De plus, Miura n’a pas hésité à faire intervenir des éléments contemporains de l’époque dans laquelle il nous embarque, ainsi l’Inquisition avec les chasses aux sorcières et les champs de batailles où nombre de chevaliers se retrouvent dans un monde globalement fantastique. Angoissant et gore sûrement, mais même si les têtes volent souvent après des coups de hache, Berserk propose aussi autre chose que de la violence pure et gratuite avec des intrigues politiques, des romances incroyablement riches en rebondissements et poignantes devant leur évolution (Caska-Gutts surtout), des moments comiques avec les facéties de Puck et Ishidoro… tout ceci au travers de mondes enchanteurs, comme celui des elfes par exemple.

L’expression parfaite d’un travailleur acharné

14 ans. Berserk est paru pour la première fois dans le magazine Young Animal en 1990 mais n’a pas pris une ride. La série est très longue et promet encore de longues heures de lecture car après vingt-six chapitres, de nouveaux adversaires apparaissent sans cesse devant Gutts prenant la forme de sous-fifres de Griffith ou de monstres banaux cependant le dénouement de l'oeuvre paraît encore lointain. Miura prend son temps mais ce n’est pas pour autant que le manga perd de son intensité. Si l’intérêt de l’aventure semble se relâcher, c’est pour mieux rebondir par la suite ! Et jamais, au grand jamais, l’ennui ne se fait ressentir !

Si Kentarou Miura (Oh-Roh, Japan) est si peu connu hors de l’archipel, c’est à cause du faible nombre de ses séries parues à l’étranger. Mangaka discret, il est à l’origine de ces dessins complexes où les détails sont nombreux. L’explication se trouve sûrement dans le délai de parution lent des volumes mais le travail de l’image le pardonne amplement car l’ensemble est toujours propre et précis jusqu’à absolument incroyable parfois. En effet, avec une précision du trait qui ne cesse de s’améliorer pour atteindre des sommets aux alentours du vingtième volume, chaque case est remplie très consciencieusement aux limites du perfectionnisme. Il y a beau chercher, les défauts graphiques sont pratiquement inexistants et personnellement, j’ai dû beaucoup me forcer pour trouver des défauts à l’oeuvre car à part la piètre qualité de publication de l’éditeur Dynamics, Berserk apparaît comme une œuvre majeure que le public amateur d’héroïc fantasy se doit de posséder dans sa mangathèque.

Caractériser Berserk en une phrase : s’il ne devait en rester qu’un, ce serait lui ! Les aventures de Gatts sont tout bonnement exceptionnelles. Avec seulement, six volumes parus en France, il a déjà conquis le cœur de nombreux lecteurs. Malheureusement, Dynamics a perdu les droits et le manga n’a pas eu l’occasion de voir son septième tome traduit, cependant une bonne nouvelle semble arriver avec des bruits de réédition pour lesquels pratiquement tous les éditeurs se sont jetés dans la bataille.

L’animation d’une folie furieuse… peu maîtrisée

Devant son succès incommensurable sur format papier, Berserk connaît une adaptation vidéo. Dynamic Visions propose l’anime du même nom pour un total de vingt-cinq épisodes parus à partir de 1997. Première constatation, l’anime n’est qu’une partie du manga car il ne propose que de suivre Gutts pendant son périple avec la Brigade des Faucons jusqu’au moment de l’éclipse. La jeunesse et l’adolescence du héros sont évoquées avec moins de détails et de brio que dans le manga d’autant plus que l’animation n’est pas de première qualité. L’histoire diffère légèrement au niveau de l’apparition des événements et c’est donc forcément en moins bien qu’on apprécie le passage de Gutts à l’écran.

Cependant tout n’est pas mauvais puisque l’ambiance est bien retranscrite avec des couleurs sombres succédant à des plus claires au fur et à mesure des épisodes. Le chara design est représentatif de celui de l’œuvre et fait ressortir les sentiments exprimés assez facilement. Gutts est toujours aussi sombre, Griffith aussi dual, Casca aussi charmante… mais l’absence de personnages comme celui de Puck est assez décevante. Dommage de ne retracer que la partie de gloire de la Brigade des Faucons ! De plus, l’OST de Susumu Hirasawa à tendance rock nippon est assez dynamique pour coller avec l’anime sans plus.

Violence et amour, guerre et repos du guerrier, sentiments à profusion, fantastique et horreur, trahisons et complots succédant à bonheurs futiles… tout ça c’est Berserk. Une œuvre majeure attendue à chaque nouveau volume et qui doit son salut uniquement à la patte de Miura. Phénomène au Japon, en passe de le devenir ailleurs, l’oeuvre a commencé à se décliner sur tous les supports puisque même un jeu Dreamcast est paru. La prochaine parution des volumes de Berserk chez un éditeur un peu plus sérieux devrait replacer une série mal connue parmi celles les plus cotées toutes catégories confondues. Une seule chose à faire : harcelez vos libraires !

RESUME TOME 1
je me dois de vous prévenir que les débuts de la série ne sont pas des plus réussis, ce premier volume testé en fait donc partie. Selon les dires de l'auteur lui-même (dans une interview), la phase qui correspond aux trois premiers volumes est "ratée". Modeste ou exigeant ? En tout cas, on peut dire que même si ce premier tome n'est, en effet, pas l'un des plus transcendants du manga, il faut néanmoins avouer que le travail est bel et bien présent. Le style graphique est ici assez balbutiant, la morphologie de Guts est plutôt mal proportionnée, le design de son apparence (bottes, pantalon...) est loin de ce que l'on découvrira par la suite. Ne perdez donc pas patience si vous trouvez que le héros est "laid". La réalisation est malgré tout détaillée. Par contre, les architectures des bâtiments comme les châteaux, les murs, par exemple, sont certes bien dessinés, mais leur dessin ne fait pas "actuel (il date de 1989), et manque quelque peu de tonus dans ses traits. J'ai peur qu'il en rebute plus d'un lecteur. Ce serait dommage, avouez. Concernant les scènes d'action, car elles seront nombreuses tout au long de cette aventure, la "maturité" de l'auteur à ce niveau-là n'a visiblement pas encore été atteinte, le combat avec le monstre de ce volume montre cependant des aspects intéressants. On a ainsi droit à une certaine créativité dans les choix d'angles de vue mais la maîtrise n'est évidemment pas encore présente à 100 %. Encore une fois, tout changera dans les volumes à venir, je peux vous le certifier. Si j'insiste autant sur le fait que ça s'améliorera grandement, c'est que je tiens absolument à ce que le plus grand nombre de personnes découvre cet immense manga au scénario incroyablement travaillé, aux protagonistes d'un charisme rare et aux scènes d'action incomparables. Car oui, mesdames et messieurs, ce manga est incomparable !

Pour résumer, ce premier volume n'est en aucun cas représentatif de l'ensemble de cet incroyable chef-d'œuvre qui suit toujours son cours au Japon (on en est au chapitre 207 en prépublication, et 23 volumes ont été reliés), énorme succès au pays du soleil levant. Il faut espérer que Berserk rencontrera le même sort en France, car il le mérite. Vive Berserk, vive Kentarô Miura !

RESUME TOME 2
Guts continue son combat contre les démons. On se souvient que dans le volume 1, il avait découvert un Behelith (que Vargas le médecin détenait). Mais après une petite discussion, un soldat du comte fait irruption (parasité par le comte lui-même). Le combat tourne a l'avantage de Guts mais Vargas est fait prisonnier...

Pour ce second volume, je trouve que le dessin est un poil mieux maîtrisé que pour le premier. Les combats sont aussi nombreux et toujours aussi sanglants. Guts nous montre encore toute l'étendue de sa puissance mais on voit aussi qu'il garde encore une once d'humanité par moments (cf. le moment où il va voir le corps de Vargas). On découvre aussi toute la cruauté du comte, monstre qui fait la chasse aux hérétiques, enchainant les éxecutions. Mais même lui garde encore un peu d'humanité grâce à sa fille. On voit aussi que Puck tente toujours de "réveiller" les sentiments de Guts et que parfois, il arrive à faire mouche. L'ambiance est toujours aussi sombre, renforcée par les personnages et certaines de leurs phrases qui ne font pas dans la dentelle. On en apprend un peu plus sur le Behelith et les raisons qui ont transformé le comte en monstre sanguinaire. Bon d'après de nombreux dires, les 3 premiers volumes sont plutôt "ratés" (même l'auteur le dit) mais malgré tout, on accroche, et la suite promet d'être à la hauteur de la réputation de Berserk. Même si on sent que le dessin est encore hésitant par moments, il n'est pas moche pour autant ! Le scénario en est encore à ses débuts mais promet de s'étoffer avec les questions qu'on se pose : "qui sont les cinq de la Main de Dieu", "D'où vient la marque que Guts porte dans le cou ?", "Qui est ce petit monstre qui suit Guts partout ?", etc... Bref, c'est un très bon manga mais qui le sera encore plus avec les volumes suivants

RESUME TOME 3
Le combat entre Guts et le comte continue de plus bel. Notre héros s'en prend pas mal à la figure et semble en mauvaise posture ! Mais dans un dernier regain d'énergie, il finit par terrasser le comte. Et c'est à ce moment là que les "Cinq de la main de Dieu" ont choisi pour apparaître !

Ah, le volume 3 !! Encore un bon volume ! Le combat de Guts contre le comte prend fin ici et il a été beau ! Guts nous montre ici une fois de plus toute l'étendue de sa résistance et de sa force ! Comme vous l'aurez compris, le sang coule encore beaucoup dans ce volume ! Mais mis à part le combat, le plus intéressant reste l'apparition des Cinq de la main de Dieu et tout ce qui en découle. En effet, grâce à eux, on apprend ce qui a poussé le comte à devenir un monstre (triste raison d'ailleurs). Finalement on le montre plutôt comme étant humain et il est facile de comprendre ses sentiments. C'est aussi l'occasion de voir la première apparition de Griffith. On sent d'ailleurs toute la tension qu'il y a entre Guts et lui, ainsi que la rage sans fin de notre héros envers ce dernier ! En parlant de Guts, il est montré dans ce volume encore plus sanguinaire, plus dénué de sentiment que jamais (il suffit de le voir rire en découpant le comte !!). Mais à la fin, on peut voir que malgré les apparences, il lui reste une once d'humanité, que sous ses aspects de tueur sanguinaire, il reste un homme avec ses blessures. Un homme qui continue de combattre son passé, sans aucun avenir apparent si ce n'est le combat, encore et toujours...

La fin du volume est le début du long flash-back sur la jeunesse de Guts (flash-back qui s'arrêtera au volume 14 je ne m'abuse). On y voit la naissance tragique de notre héros ainsi que son enfance difficile. Une enfance déjà placée sous le signe des combats, du sang et de la mort. On y découvre également la froide relation entre Guts et son "père" Gambino. Celui-ci étant un mercenaire, il apprend à Guts à se battre très tôt et n'hésite pas à le blesser s'il le faut ! En tout cas une chose est sûr, on attend avec impatience le volume 4 car l'histoire se met tout doucement en place, et ça promet !! Concernant des dessins, ils sont encore un poil mieux dans ce volume. Ils sont un peu plus maîtrisés mais ce n'est rien comparé à ce qui vous attend dans les volumes futurs (je vous invite d'ailleurs à aller faire un tour sur le forum pour voir par vous-mêmes ! Pour les fainéants : on clique !

RESUME TOME 4
Le flash-back sur l'enfance de Guts continue dans ce volume. Après son baptême du feu du tome 3, notre héros se retrouve, après diverses expériences pénibles, dans un nouveau groupe de mercenaires. Suite à la difficile prise d'un château, il fait la connaissance de la brigade des Faucons. Une rencontre qui va changer sa destinée...

Ce volume 4 nous plonge dans une des phases les plus importantes de la série (si ce n'est la plus importante). Pour ceux qui connaissent l'anime, cette partie correspond à peu près à l'épisode 2 de la série TV. On comprend mieux comment Guts, à cause de sa vie et de ses expériences, est devenu l'homme que l'on a découvert dans le premier tome. Mais à la vue de ce que l'on peut lire, pouvait-il en être autrement ? Quand on a une vie baignée dans la violence, le sang et la souffrance, que peut-on faire à part s'endurcir ? Guts a vu la mort depuis sa naissance et on le considère comme un enfant maudit, apportant le malheur autour de lui. Tout ça va influencer le chemin qu'il va prendre pour le reste de sa vie. Un chemin taché de sang et de souffrance. Comme je le disais, Guts va rencontrer la brigade des Faucons et leur chef Griffith. Une rencontre marquante pour notre héros. En effet, pour la première fois, notre mercenaire va se battre contre un adversaire à sa taille et qui le surclasse sur pas mal de points. Le combat est rude et Guts prouve encore une fois que son esprit de survie est plus fort que tout. La relation naissante entre Griffith et lui est aussi intéressante puisque nos deux protagonistes que, de prime abord, tout oppose, ont en fait beaucoup de choses en commun. Le personnage du leader des Faucons est plutôt mystérieux et on sent que Guts et lui auront leur destinée nouée pour toujours. Vers la fin du volume, on voit les difficultés que l'enfant maudit rencontre pour s'intégrer dans la brigade. On assistera aussi au début de sa première campagne de bataille avec les Faucons et on découvrira par la même occasion le fin stratège qu'est Griffith.
Au niveau graphique, la transition se fait plus forte. Le dessin s'améliore encore et devient plus précis et plus agréable (mis à part quelques rares problèmes au niveau de certains visages). Le cadrage est lui aussi très bien avec parfois de très jolis plans sur différents personnages. Encore une fois, ce volume, c'est que du bon ! Tout se met en place et tout s'améliore à chaque fois ! Un vrai régal !

# Posté le jeudi 07 octobre 2004 08:49

ONE PIECE

ONE PIECE
SYNOPSIS
Nous sommes à l’ère des pirates. Luffy, un garçon espiègle, rêve de devenir leur roi en trouvant le « One Piece », un fabuleux trésor. Par mégarde, Luffy a avalé un jour un fruit démoniaque qui l’a transformé en homme-caoutchouc. Depuis, il est capable de se contorsionner grâce à son corps élastique, mais il a perdu la faculté de nager. Avec l’aide de ses précieux amis, il va devoir affronter de redoutables flibustiers dans des aventures toujours plus rocambolesques...

Tome 1 : "A l'aube d'une grande aventure"
Tout commence avec l'exécution de Gold Roger, le seigneur des pirates qui "donne" son trésor, le One Piece, à qui réussira à le trouver.
L'histoire débute vraiment dans un village de pêcheurs où Luffy, le héros, veut se faire engager par le capitaine Shanks. Afin de monter sa bravoure, il se fait une cicatrice sur la joue. Par erreur, il mange un fruit du démon qui le rend élastique mais le rend incapable de nager, ce qui ne va pas faciliter son rêve de devenir pirate.
10 ans plus tard, Luffy part à l'aventure pour découvrir le trésor mythique : le One Piece, afin de devenir meilleur que son modèle Shanks. Ce dernier lui a laissé son chapeau, à la condition qu'il lui rende quand il sera devenu le seigneur des pirates.

Tome 2 : "Aux prises avec Baggy et ses hommes"
Après avoir été séparé de Zorro, Luffy atterrit dans un village terrorisé par Baggy le Clown. Luffy fait la connaissance de Nami, une voleuse qui le livre à Baggy afin de dérober la carte de la route de tous les périls.
Après l'arrivée de Zorro, Nami s'alliera à eux pour vaincre Baggy et ses hommes (surtout pour voler le trésor pour Nami). La volonté de défense du village montrée par le maire et un chien motive fortement Luffy et Zorro pour le combat.

Tome 3 : "Piété Filiale"
On voit ici la fin du combat contre Baggy et ses hommes, précisément le duel ente Baggy et Luffy.
Nami se joint à Luffy et Zorro pour voler des trésors, de façon temporaire.
Après un intermède sur une île peuplée d'animaux (et d'homme ?!!) pour le moins étranges, il faut maintenant recruter d'autres membres d'équipages et trouver un bateau. Pour ce faire, ils débarquent tous sur une petite île où habite le capitaine Pipo, le menteur le moins crédible possible. Mais s'annonce le danger du capitaine Crow que l'on croyait capturé par la marine.

Tome 4 : "Un chemin en pente raide"
Pipo tente de protéger le village seul mais Luffy et ses compagnons décident de l'aider. Un terrible combat s'engage en l'absence de Luffy et de Zorro, retardés par la maladresse de Nami, surtout son inquiétude pour son trésor.
L'arrivée du capitaine Crow/Krapador donne un Zorro/frères siamois, Jango/Mlle Kaya et les membres de l'équipage de Pipo, Luffy/Crow. Pipo et Namy s'étant battus contre l'équipage.

Tome 5 : "Pour qui sonne le glas"
Fin des différents combats, avec, en parallèle, le coup de grâce de Crow et de Jango par Luffy et Pipo.
Après ça, Mlle Kaya offre à Luffy une caravelle : le Vogue Merry. Pipo devient un membre de l'équipage de Luffy comme canonnier.
Tous les quatre prennent ensuite la mer. Après une rencontre avec d'anciens partenaires de Zorro, ils décident de recruter un cuisinier. Johnny les guide vers le navire-restaurant, le Baratie, où ils rencontrent Sandy.

Tome 6 : "La grande promesse"
Après le départ de Gyn, le lieutenant de Creek, la routine s'installe. Luffy devient marmiton pour rembourser Zeff mais c'est plutôt monsieur catastrophe.
Creek arrive devant le Baratie, guidé par Gyn. Après avoir mangé avec son équipage, Creek décide de prendre le navire-restaurant en remplacement de son vaisseau qui est en piteux état.
Gyn raconte l'expédition de Creek sur la route de tous les périls qui s'est soldée par la destruction totale de sa flotte par un seul homme.
Alors que Creek et ses hommes vont attaquer, leur bateau est coupé en deux par leur agresseur, Mihawk le plus grand escrimeur du monde. Zorro décide de le défier. Au même moment Nami disparaît avec le Vogue Merry et les trésors.

Tome 7 : "Vieux Schnock"
Zorro se fait battre à plate couture par Mihawk, qui s'en va. Pipo, Johnny, et Zorro (blessé) partent à la recherche de Nami.
Le combat contre Creek peut reprendre. Patty et Carne éliminent une bonne partie des pirates mais Pearl, le capitaine de la 2ème section de l'armada de Creek les assomme. Après que Gyn ait prit Zeff en otage, Sandy ne peut réagir face aux attaques de Pearl. Un flash-back permet de connaître les liens qui unissent Sandy et Zeff.
Gyn frappe Pearl afin de s'occuper personnellement de Sandy, Luffy se bat contre Creek qui utilise des armes à projectiles.


Tome 8 : "Pas de souci"
Fin du combat entre Luffy et Creek.
Après une séparation émouvante entre Sandy et les cuistots du Barratie, Luffy et son nouveau cuisinier partent rejoindre les autres à la recherche de Nami. On découvre un peu de son passé ainsi que le nouvel adversaire de l'équipage du Vogue Merry, Arlong un homme-poisson.

Tome 9 : "Une jeune fille en pleure"
Luffy, Sandy et Yosaku arrivent en vue d'Arlong Park.
Zorro se "présente" aux sbires d'Arlong, tandis que Pipo tente de sauver le village face à la menace des hommes-poissons.
Un tome centré sur le passé de Nami, près de la moitié du volume est un flash-back sur son enfance. C'est de loin le passé le plus triste des membres de l'équipage de Luffy.

Tome 10 : "Ok, Let's Stand Up"
4 combats se succèdent dans ce tome :
Zorro vs Octo, Sandy vs Kuroobi, Pipo vs Smack et Luffy vs Arlong, Luffy ayant très rapidement éliminé les autres membres de l'équipage.
Luffy, après une erreur tactique (si on peut appeler ça comme ça !!), passe une bonne partie du tome sous l'eau ...
Après les lieutenants, c'est au tour des capitaines de se battre, Luffy ayant enfin réussi à revenir à la surface.

Tome 11 : "Le pire Brigand de tout East-Blue"
Fin du combat entre Luffy et Arlong, qui se solde par la défaite d'Arlong et la destruction d'Arlond Park. Les villageois organisent une grande fête durant plusieurs jours pour célébrer ça. Nami se fait enlever le tatouage d'Arlong et le remplace par une mandarine et un moulinet...
Nezumi lance un avis de recherche sur Luffy de 30 millions de Berrys, du jamais vu pour une 1ère mise à prix. L'équipage du Vogue Merry arrive à Loguetown, la "ville où tout commence et où tout se termine".
Ils décident de faire des courses : Nami va s'acheter des fringues, Pipo des recherches pour ses billes, Sandy des réserves pour la cuisine Zorro 2 nouveaux sabres et Luffy va .... voir la potence où est mort Gold Roger.

Tome 12 : "La Légende est en marche"
Luffy et les autres arrivent à s'enfuir de Loguetown avec l'aide d'un personnage énigmatique : Dragon qui contrôle les éléments.
Le Vogue Merry prend ensuite la direction de la Route de tous les Périls, et après quelques péripéties, ils entrent sur la route. Ils rencontre une baleine géante, Laboon et un gardien de phare, Crocus. Ce dernier leur explique le fonctionnement de la Route et surtout des Logue Pose. Après une altercation avec 2 chasseur de baleine et une promesse de Luffy envers Laboon, ils reprennent la route.
Luffy accepte de ramener les 2 chasseurs dans leur ville Whiskey Peak. L'équipage du Vogue Merry est accueillit avec une fête où chacun peut montrer ses "capacités" (Nami et Zorro leur capacité à boire, Pipo à raconter des bobards et Luffy à manger...). Mais cette ville cache en fait un repaire de chasseurs de prime, l'organisation Baroque Works. Heureusement Zorro veille et affronte toute la ville lancé à ses trousses, il est tellement fort que les Baroque Works pensent que l'avis de recherche se trompe et que la prime de 30 million de Berry est en fait sur sa tête...

Tome 13 : "Sois Forte !"
Zorro élimine toute la ville, les 2 Miss et Mister compris, sans difficulté jusqu'à l'arrivé de 2 agents spéciaux de Baroque Works. Mais ces derniers ne sont pas venu pour aider le village de Wiskey Peak mais pour éliminer Mr 8 et Miss Wednesday qui se révèlent être des "espions" du royaume d'Alabasta. Miss Wednesday est en fait la princesse Vivi Nefertari et Mr 8 le chef de la garde royale, Igaram. Ayant découvert l'identité de Mr 0, ils doivent être supprimés.
Nami oblige Zorro à défendre la princesse pour pouvoir toucher une récompense (évidement). Zorro domine largement les 2 agents spéciaux mais Luffy se réveille et l'attaque. Luffy lui en veut d'avoir attaqué les villageois qui avaient été si gentil avec eux !! Du Luffy tout craché. Luffy et Zorro commencent donc à se battre, explosant au passage Mr 5 et Miss Valentine, les 2 agents, car ils dérangeaient leur combat !! Après une intervention énergique de Nami et les explications d'usage, Luffy est calmé, il croyait que Zorro avait attaqué les villageois parce que la cuisine lui avait déplu !!!
Vivi leur explique la situation mais commet en gaffe, elle leur révèle l'identité de Mr 0 : Crocodile un des 7 Capitaines Corsaires. Nami est effondré mais Luffy et Zorro sont impatient de l'affronter. Igaram veut attirer Baroque sur une fausse piste mais il est tué par Miss Allsunday. Celle-ci a une attitude étrange, elle offre à l'équipage un Eternal Pose qui indique la direction d'une île peut avant Alabasta afin que la princesse puisse rentrer en toute sécurité. Luffy refuse, personne ne décide de la direction qu'ils prendront.
Le Vogue Merry se dirige donc vers Little Garden où tout est gigantesque, il y a même encore de dinosaures. Luffy part en exploration avec Vivi et Zorro et Sandy décident de faire un concours de chasse. Nami et Pipo, restés sur le navire, font la connaissance d'un géant, Borgy, tandis que Luffy et Vivi font celle de Dorey. Ce sont 2 habitants du village d'Erbaf qui s'affrontent depuis 100 ans sur cette île...

Tome 14 : "L'Instinct"
Luffy doit se battre contre Dorry qui croit que c'est lui qui a piégé son baril d'alcool. Le géant, déjà diminué par l'explosion, perd et s'écroule. Pendant ce temps Mr 5 et Miss Valentine arrivent sur l'île et rejoignent Mr 3 et Miss Goldenweek dans une étrange bicoque. Mr 3 est l'instigateur du piège, il veut récupérer les primes sur Dorry et Brogy (100 millions chacun).
Le volcan gronde, signe d'un nouveau combat entre Dorry et Brogy. Luffy est coincé sous un rocher par Dorry qui part combattre malgré son état. Brogy a l'avantage et Mr 3 fait glisser Dorry avec de la cire... Brogy tue Dorry. Mr 3 fait ensuite prisonnier Brogy dans de la cire (son pouvoir de fruit du démon) ainsi que Nami et Zorro. Mr 5 et Miss Valentine ramène ensuite Vivi. Tous les 3 sont piégés dans de la cire pour faire une "oeuvre d'art", un gros chandelier qui les recouvre petit à petit de cire, les service Bougie. Luffy, Pipo et Karoo sont laissés pour mort. Sandy est toujours dans la forêt.
Zorro veut se trancher les jambes pour pouvoir combattre lorsque Luffy arrive à la rescousse avec Pipo et Karoo. Zorro prend une pose spéciale pour l'éternité, au cas où... Luffy prend rapidement le dessus sur Mr 3 mais tombe dans les Color Trap de Miss Goldenweek. Elle utilise des couleurs pour modifier la volonté des gens. Le rouge du taureau est assez marrant mais le vert de la détente l'est beaucoup plus (détente autour d'une tasse de thé !!).
La solution vient de Pipo qui enflamme Luffy et efface ainsi la peinture. Pendant ce temps Sandy trouve la maison en cire. Mr 3 revient avec une armure en cire que Luffy trouve trop classe. Mais n'est-il pas trop tard pour Nami, Zorro et Vivi ?
De nouveau le salut vient de Pipo qui fait enrouler une corde autour du service Bougie par Karoo. Luffy attrape Mr 3 et l'emmène avec sa coiffure enflammé vers la corde imbibée d'huile. Tout prend feu. Mr 3 et Miss Goldenweek prennent la fuite poursuivit par Luffy. Pipo, aux prises avec Miss Valentine, est sauvé par Nami et Vivi. Il bluffe ensuite Mr 5 avec une fausse bille explosive qui est en fait au tabasco, Mr 5 veut se faire exploser avec Pipo mais Zorro intervient avec ses sabres enflammés.

Tome 15 : "Droit Devant"
Le volume commence juste à la fin de l'affrontement avec Mr 3, Miss Goldenweek, Mr 5 et Miss Valentine. Brogy pleure Dorry qui s'avère être encore en vie, leurs armes étant trop émoussées pour les tuer. Mais il leur suffit d'un rien pour recomencer à se battre.
Pendant ce temps Sandy discute avec Mr 0 et lui fait croire que la mission de Mr 3 est accomplie, mais Mr 0 envoie Mister 2 éliminer celui qu'il croit être Mr 3. Sandy assome ensuite les Unluckies et leur dérobe un Eternal Pose pour Alabasta. Ils quittent alors Little Garden avec l'aide des géants qui les aident à passer au travers d'un poisson rouge géant qui barre la passe.
Peu après Nami tombe malade avec plus de 40° de fièvre. L'équipage fait donc route pour trouver un médecin au plus vite d'autant plus qu'une partie de l'armée d'Alabasta s'est jointe à la rébellion.
Peu après le Vogue Merry arrive dans des eaux hivernales, ils rencontre un curieux personnage les attendants debout sur l'eau. Surgit alors un bateau submersible, le Bliking avec à sa tête Wapol. Ce dernier a mangé le fruit du Glouton qui lui permet d'avaler n'importe quoi avec sa mâchoire en fer. Luffy et ses hommes s'en débarrassent facilement. Ils arrivent ensuite sur l'île de Drum où ils sont accueillis assez froidement (dans tous les sens du terme) par les habitants. Néanmoins Dalton, le chef de la garde, accepte de les conduire au seul médecin de l'île, une femme de 139 ans, le Dr Kureha. Hélas cette dernière habite dans l'ancien château du roi situé au sommet de la plus haute montagne de l'île ! Le roi de l'île était en fait Wapol, un tyran qui a fuit lors de l'attaque de 5 pirates surpuissants dirigés par Barbe Noire. Il navigue à proximité afin de retourner un jour sur l'île.
Luffy et Sandy décident donc d'emmener Nami là-haut tandis que Vivi et Pipo restent au village avec Dalton et que Zorro garde le bateau. Peu après Dalton append que Kureha est en fait descendue au village voisin, Vivi, Pipo et Dalton se lancent donc à sa recherche. Pendant ce temps Luffy et Sandy tombent sur une meute de lapin carnivores de 3 mètres de haut et Wapol arrive sur l'île avec la ferme intention de reconquérir le pouvoir. Dalton se dresse face à lui et utilise le pouvoir du fruit du Bovin mais il reçoit une volée de flèches, envoyée par Chess un second de Wapol, en protégeant les villageois.
Le lapin sauteur des pages 158-160 me fait beaucoup penser au Lapin Tueur de Sacré Graal.

Tome 16 : "Perpétuation"
Les lapins géants ont déclenché une gigantesque avalanche qui menace d'engloutir Luffy, Sandy et Nami ansi que Vivi et Pipo mais aussi le village de Bighorn. Wapol part à la poursuite de Luffy pour lui faire payer cette attaque. Luffy ayant sauvé un lapin géant, ces derniers protègent notre capitaine balafré qui porte maintenant Nami et Sandy, blessés dans l'avalanche. Luffy arrive en haut de la montagne, au chateau habité par le Dr Kureha.
Pipo et Vivi retrovent Zorro qui était parti nager ! Tous trois se rendent à Bighorn, occupé par les hommes de Wapol.
On retrouve Nami soignée par un renne un peu bizarre et par le Dr Kureha, toute aussi bizarre. Sur ces entrefaits Sandy et Luffy arrivent à la poursuite du renne Tony Tony Chopper pour le manger ! S'en suis une série de situations assez cocasses (les expressions de Tony surtout).
Wapol arrive au chateau à ce moment-là et Luffy se précipite sur lui pour lui faire payer son attaque dans la montagne.
S'en suis le passé de Tony Tony Chopper et de l'île en général.

Tome 17 : "Les Cerisiers de Hiluluk"
Combat de Luffy contre Wapol et de Chopper contre les ministres. Sandy ne peut pas se battre du fait de ses blessures au dos. Wapol ne fait pas le poids contre Luffy et doit utiliser ses pouvoirs du fruit du Glouton : il assimile tout ce qu'il a mangé dans la journée et les incorpore dans son corps ! Il fait en suite fusionner Kuromarino et Chess en Chessmarino (l'un est en fait monté sur les épaules de l'autre !). Chopper s'occupe de lui (ou d'eux) et Luffy de Wapol. Mais pris par le combat et les 7 transformation du renne au nez bleu, Luffy ne voit pas Wapol disparaître dans le château. Wapol veut absorber l'arsenal du château mais Nami lui a piquer la clef ! Luffy n'en fait donc qu'une boucher !!
Pendant ce temps-là Dalton, gravement blessé, Zorro, Pipo, Vivi et les villageois montent au château pour combattre Wapol. Ils arrivent après avoir vu Wapol s'envoler vers le large suite à un gigantesque Chewing Bazooka.
Après l'opération de Sandy, Nami échange la clef de l'armurerie contre les honoraires de Kurea (tout ce qu'il y a dans le bateau !). Luffy fait de nouveau preuve de son indéfectible volonté en convaincant Chopper de les rejoindre. Les adieux avec Kurea se transforment en dispute car cette dernière n'aime pas les adieux dans les larmes. Avec l'aide des villageois elle réalise ensuite le rêve de Hiluluk : lancer une poudre dans le ciel et teinter la neige de rose !
Des villageois se souviennent trop tard qu'un homme, Ace, est venu et a demandé de transmettre à un pirate au chapeau de paille nommé Luffy qu'il l'attendrait à Alabasta pendant 10 jours.

Tome 18 : "Ace entre en Scène"
Luffy & Co meurent de faim sur le Vogue Merry. Ils entrent dans un nuage de vapeur créé par un volcan en éruption en même temps que le bateau de Mr 2. Luffy et Pipo se retrouvent avec Mr 2 accroché à leur ameçon (l'infortuné Karoo !!). Pour les remerçier de l'avoir sauvé de la noyade Travelo Boy fait une démonstration de ses pouvoirs du Travelo-fruit : il peut prendre l'apparence de ceux qu'il touche ! Il mémorise tous les visages qu'il copie. Parmis ces visages Vivi reconnait celui de son père ! Alors qu'il rejoint son bateau l'équipage du Vogue Merry découvre qu'il s'agit de Mr 2 !
Après 4 jours de diète, l'équipage arrive à Nanohana, le plus grand port d'Alabasta. Luffy fonce tête bessé chercher un restaurant où il rencontre Smoker et Ace qui ce révèle être son frère ainé, Portgas D. Ace, second de Barbe Blanche ! Luffy doit fuir les pouvoir de Smoker, aidé pas Ace. Avant de partir, ce dernier lui donne un bout de papier vierge qui leur permettra de se retrouver. La fine équipe se lance dans le désert à la recherche des rebelles qui se cacheraient à l'oasis de Yuba.
Lorsqu'ils arrivent après avoir galléré dans le désert, ils s'apperçoivent que la ville est envahit par les sables ! Vivi y retrouve Toto le fondateur de la ville et père de Koza, le meilleur ami de la princesse. C'en suit un flashback sur leur rencontre. Mais Koza est maintenant le chef de la rébellion désormais basée à Katorea !
Pendant ce temps-là les membres de Baroque Works se sont réunis, d'abord au Spider Café puis à Rainbase, la ville des rêves, dans le casino Rain Dinners. Là les "numbers" rencontre le boss qu'ils n'avaient jamais vu : Crocodile. Après l'intrusion de Mr 3 ils découvrent une partie du pouvoir de Mr 0 (l'assèchement ?).
Luffy refuse de continuer à la recherche des rebelles, il veut directement aller se farcir Crocodile !

Tome 19 : "Rébellion"
Luffy & Co s'engagent dans le désert en direction de Rainbase, la ville casino. Pendant ce temps les rebelles, mené par Kohza, décident d'attaquer Alubarna, la capitale où Cobra ordonne à ses 2 lieutnants, Chaka le Chacal et Peel le faucon, d'attaquer eux aussi Rainbase, suite aux indications de Karoo.
Arrivé à Rainbase, Luffy & Co se font de nouveau courser par Smoker et la marine. Après une course poursuite dans la ville et le casino de Crocodile, Luffy, Pipo, Zorro, Nami et Smoker se retrouvent prisonnier d'un cage en granit marin, ce qui annule les pouvoir de fruits du démon.
Vivi est sauvé des hommes de BW par Peel transformé en faucon grâce à un fruit du démon. Mais il se fait battre à plate couture par Miss Allsunday et ses éclosions.
7h00 : Début du plan Utopie. Le roi disparait du palais. Il réaparait au port de Nonahana pour y présenter ses excuses pour avoir privé le pays de pluie ! Il s'agit de Mr 2 prenant l'apparance du roi pour déclencher la révolte. Kohza est blessé dans l'altercation ainsi que Kappa, un jeune garçon résistant, ayant découvert la supercherie.
L'affrontement entre les rebels et l'armée du roi semble inévitable.
Crocodile joue avec les prisonniers, il fait avaler la clef de la cage à un banana-croco et la salle sous-marine sera submergée une heure plus tard. Chopper et Sandy, sous le pseudo de Mr Prince, attirent Crocodile en dehors du casino et libèrent les autres avec le concours forcé de Mr 3, miraculé des pouvoirs de Crocodile.
Tous prenent la direction d'Alburana pour empêcher le combat fratricide mais Crocodile attrape Vivi ! Luffy la dégage et reste à Rainbase pour affronter le chef de Barroque Works.

Tome 20: "Bataille décisive à Alubarna"
Luffy comence sont combat contre Crocodile. Ce dernier utilise le fruit du sable et Luffy donne tout ce qu'il peut mais ses coups n'ont aucun effet sur Crocodile ! Pendant ce temps Vivi et les autres se rendent à Alubarna en s'inquietant pour leur capitaine. A Alubarna les troupes royales se préparent à affronter les 2 millions de rebelles surveillées par les hommes de Barroque Works.
Luffy se fait battre par le chef de BW et est laissé pour mort dans le sable. Miss Allsunday l'en sort avec son pouvoir en lui demandant ce qui les pousse à se battre ceux qui portent le nom de "D". Elle le confie à Pell, vivant mais blessé, pour qu'il l'emmène à Alubarna. Au port de Nanohana on voit l'arrivée d'Igaram, toujours vivant lui aussi ! Et à Yuba une nouvelle tempette de sable envoyé par Crocodile se prépare à déferler sur la ville.
Après avoir traversé le fleuve Sandora, Nami, Vivi & Co sont rejoint par l'escadron des Super Cols-verts, les plus rapides coursiers d'Alabasta. Toute la bande décide d'entrer dans la ville mais tous dissimulé sous des capes. Ils se séparent en 3 groupes et se dirigent vers 3 des 5 portes de la ville pour surprendre les hommes de Baroques Works.
Débuts des affrontements : Pipo & Long-cils vs Mr 2, Nami & Zorro vs MissDoublefinger & Mr 1, Sandy & Chopper vs Miss Merry Christmas & Mr 4.
Vivi cherche à s'intreposer face à la charge des rebelles mais un traître dans les rangs de l'armée royale l'empèche de se faire reconnaître. C'est le début du combat ! Nami doit entré dans la ville aidée d'un Karoo blessé et poursuivie par Mr 2. Ce dernier a en effet facilement battu Pipo et Long-cils le chameau. Sandy, appelé par les cols-verts, arrive à la rescousse. Réorganisation des affrontements : Sandy vs Mr 2, Pipo & Chopper vs Miss Merry Christmas & Mr 4 et toujours Nami & Zorro vs MissDoublefinger & Mr 1.
Combat de Pipo et Chopper : ils ont du mal contre la combinaison Taupe-humaine qui creuse des trous et attrape les jambes et le batteur très costaud qui renvoi les balles explosives de son chien-fusil ! Mais avec le bluffe et la volonté de Pipo ainsi que le sens d'analyse de Chopper leur amène la victoire.

Tome 21: "Utopie"
Trois duels dans ce tome en plus des combats entre l'armée royale et les rebels. Vivi arrive à rejoindre Chaka au palais.
Sandy vs Mr 2. Duel d'artistes martiaux. Mr 2 utilise son travelo-punch couplé avec ses techniques de copie. Ca devient difficile quand il prend l'apparence de Nami. Sandy ne peut plus le frapper ! Mais Mr 2 doit reprendre son apprence "normale" pour pouvoir utiliser ses techniques de combats. Par ruse (simpliste d'accord) Sandy arrive à venir à bout de l'adepte du Travelo Way.
Vivi demande à Chaka de détruire le palais pour stopper les rebelles. Mais Crocodile fait irruption dans le palais !
Nami vs Miss Doublefinger, cette dernière peut trsnformer chaque parcelle de son corps en pique. Nami, elle, utilise la nouvelle arme que Pipo lui a crée qui permet de provoquer des changements climatique, la Baguette Climatique. Mais cette dernière n'est pas encore très au point et Nami doit lire les instructions de Pipo en court de combat !! Après les instructions pour la fête (!!!) Nami réussit à vaincre Miss Doublefinger avec ses mirages, ses Cyclone tempo et le Tornado tempo qui ne peut être utilisé qu'une fois !
Pendant ce temps Crocodile a ramené le roi Cobra gravement blessé et veut savoir où se trouve "Pluton", une arme antique très puissante sensé se trouver dans le royaume d'Alabasta. Il menace de faire sauter une bombe en plein centre de la ville sur un diamètre de 5 kilomètre. Pour arriver à "Pluton" Crocodile cherche les Poneglyphes. Chaka veut s'interposer.
Zorro vs Mr 1, ce dernier a mangé le fruit Tailladant rendant toutes les parties du corps aussi tranchant que l'acier. Zorro doit donc trouver le moyen de couper l'acier ! Il cherche dans ses souvenirs avec son maître. A demi mort il réussit a trouver le moyen de tout couper ou de ne rien couper ...

Tome 22: "Espoir"
Une troupe d'élite de l'armée d'Alabasta arrive à entrer dans le palais et attaque Crocodile en ayant absorbé un potion de force qui décuple sa puissance en contre-partie de sa vie sans le moindre effet ! Chaka se lance lui aussi dans la bataile sans plus de succès, arrive alors Kozha le chef de la rébellion. Comprenant la situation il tente d'arréter la rebellion mais la fourberie des homme de Baroque fait empirer les choses. Crocodile balance ensuite Vivi du haut des remparts mais Luffy arrive juste à temps pour la rattraper à la stupefaction de Mr0. Zorro, Nami et tous les autres se retrouvent au pied du palais et encouragent Lufy pour sa revanche contre Crocodile. Ils partent ensuite à la recherche de la bombe qui va faire exploser la place, ultime piège de Mr 0.
Luffy s'est préparé au combat en prenant un tonneau d'eau, en se mouillant il arrive à solidifier le sable et donc à frapper Croco ! Luffy mène à peu près le combat mais Croco assèche complètement la terrasse du palais et coince Luffy sur un rebord, le saisit et l'assèche lui aussi avant de le balancer dans le vide complètement plat ! Mais chapeau de paille avait tiré de grosses balles d'eau en l'air et elles retombent finalement pile sur lui ! Luffy se lance à la poursuite de Crocodile parti rejoindre Miss Allsunday et le roi dans la crypte secrète. Miss Allsunday ne pouvant lui révéler où se trouve "Pluton", Croco décide de rompre leur accord et de l'éliminer ! Le roi déclenche la déstruction de la salle mais Luffy fait son apparition, couvert de sang et prêt au combat.
Vivi et Pipo localisent enfin la bombe, dans la tour de l'horloge, il ne reste plus que 30 secondes !

tome 23:"L'aventure de Vivi"
Luffy continue de se battre contre Crocodile. Le timing est très serré : il reste une minute! Nami met sur pied un plan de la dernière chance pour sauver la situation. Ils parviennent à neutraliser Mr 7 et Miss Father's Day mais la bombe ne peut plus être arrêtée... Pell décide de se sacrifier : il s'envole avec la bombe très très haut au dessus de la ville, et explose. La cité est sauvée...
Le combat de Luffy et Crocodile s'achève : Le Chapeau de Paille met KO Crocodile grâce à une droite monumentale. Du haut de l'horloge de la cité Vivi appelle à la fin des hostilités, sa voix résonne à travers le champ de bataille et apaise le coeur des combattants. La traîtrise de Crocodile est révélée à tous et une pluie providentielle se met à tomber. Le Roi proclame que tous les rebelles sont pardonnés : ils reconstruiront le pays ensemble.
Pendant ce temps, Smoker qui a capturé le reste des agents du Baroque Work, retrouve une vieille connaissance, le colonel Hina la Cage Noire. Il apprend que c'est lui et Tashigi qui sont officiellement ceux qui ont vaincu Crocodile et sauvé Alabasta. Cela le met dans une colère noire. Hina lui dit qu'elle va se charger de capturer le Chapeau de Paille, vu que ça lui pose problème.
Au palais un grand banquet est organisé pour célébrer les héros, et c'est Terracota, la femme d'Igaram qui se charge de préparer le festin : il y a du boulot car Luffy a très faim^^. Et Igaram est finalement en vie, Miss All Sunday l'avait épargné.
Après ces événements la prime de Luffy a considérablement augmentée : il vaut désormais 100 millions, et Zorro 60 millions.
L'équipage du Chapeau de Paille décide de quitter le Palais à la nuit tombée, ils préviennent seulement Vivi. Mr 2 les aidera à échapper à Hina, et Vivi leur fera ses adieux : elle aurait bien aimée partir avec eux, mais son peuple a besoin d'elle. Ils se font la promesse de toujours rester amis...

tome 24:"les rèves"
Alors qu'ils s'éloignent d'Alabasta, Miss All Sunday, sort d'une cabine. Elle désire rejoindre l'équipage du Chapeau de Paille. Luffy accepte au grand dam de ses compagnons et au grand bonheur de Sandy^^. Nico Robin de son véritable nom fait la connaissance de ses nouveaux amis. C'est à ce moment qu'un énorme bateau tombe du ciel et manque de les écraser.
Selon Robin cela pourrait être la preuve de l'existence des îles volantes. Equipés comme de véritables explorateurs des fonds marins, Luffy, Zorro et Sandy partent explorer l'épave. Pendant qu'ils sont au fond de l'eau, un navire pirate fait son apparition. Il s'agit de Masira le repêcheur d'épave. Mais ils n'ont pas le temps de faire connaissance : une étrange obscurité se lève et cinq méga géants apparaissent dans la brume. Ils ont juste le temps de prendre leurs jambes à leur cou^^
Par la suite ils arrivent à Jaya, une île fréquentée uniquement par des pirates. Chacun vague à ses occupations : Robin part s'acheter de nouveaux vêtements et Luffy, Zorro, Nami visitent la ville tranquillement. Ils feront de drôles de rencontrent et iront boire un verre dans un bar. Là ils se feront attaquer par une bande de pirate menée par Bellamy la Hyène. Luffy et Zorro se laisseront tabasser car ils avaient promis à Nami de ne pas se battre. Une fois sorti, ils rencontreront un étrange bonhomme qui les félicitera de la façon dont ils se sont conduit : ce sont de véritables pirates, ils n'ont pas à avoir honte.
De retour au bateau, Robin leur apprend qu'elle a entendu parler d'un homme qui connaitrait des choses au sujet des îles volantes : il vit de l'autre côté de Jaya. Ils partent le rencontrer.
En chemin ils croisent un autre navire pirate, celui de Shoujou. Après une petite altercation, ils poursuivent leur route.

# Posté le vendredi 17 septembre 2004 10:50

Modifié le mardi 09 novembre 2004 10:27

Manu Larcenet

Manu Larcenet
Come promis voici le sujet sur l'excellent auteur de bande dessinéee Manu Larcenet (Sa bibliographie):

Les quantités négligeables (Combat Ordinaire)
Vincent Van Gogh : La Ligne de front (aventure rocambolesque de...)
Résurrection (Cosmonautes du futur )
Projets (Retour à la terre )
La Légende de Robin des Bois (Robin des Bois)
Combat Ordinaire (Combat Ordinaire)
vraie vie (Retour à la terre )
Sigmund Freud : Le Temps de chien (aventure rocambolesque de...)
Eaux lourdes (entremondes )
Retour (Cosmonautes du futur )
Cosmonautes du futur (Cosmonautes du futur )
Lazarr (entremondes )

Voici maintenant une plongée plus profonde dans ses oeuvres...

Le Combat Ordinaire
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2003
Tome : 1

Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier “des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir”.

À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : “J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon cœur.” Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin.

Après une virée affectueuse (et éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d’un caractère “affirmé”), qui se fait charcuter par le gros chien d’un sale con de chasseur. À cette occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit vieux qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. “J’ai encore pas mal de choses à éclaircir si je ne veux pas être réincarné en plaque d’égout”, disait-il en évoquant ses rapports délicats avec les femmes. Il évitera la plaque d’égout : il fera juste ce qu’il faut pour retrouver Émilie.

“C’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible”, écrit Larcenet. C’est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle — de cette drôlerie complice qui évite l’ironie — et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d’Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d’une renaissance, est l’album le plus personnel de Larcenet, et le meilleur — en attendant le suivant.

Le Combat Ordinaire
Les quantités négligeables
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2004
Tome : 2

Qui sont les quantités négligeables ? Certaines photos de Marco, tentatives dérisoires pour dire le monde… Certains hommes, cassés après des années de travail sur les chantiers… Certaines vies banales qui basculent dans des choix discutables…
Manu Larcenet ne juge jamais et soulève des interrogations sur la condition humaine avec une intense pudeur. Comme à la lecture du premier tome, on referme le livre bouleversé, la larme à l’œil avec cette sensation unique d’avoir rencontrer un être humain, un vrai…

Prix du meilleur album Angoulême 2004. Le Combat ordinaire est également le deuxième lauréat du prix du public L’Express, Télé Poche, Canal BD et a été salué par une presse unanime :
“Le meilleur roman du moment.” Voici
“Un livre poignant.” Le journal du Dimanche
“Un petit bijou d’intelligence.” Ouest France
“Le courage de vivre et de choisir.” Le Monde
“Larcenet s’affirme.” L’Express
“Le style de Larcenet attire la sympathie.” Lire
“Une des valeurs sûres de la BD française.” Elle
“Une BD essentielle.” La libre Belgique

Et ce concert de louange n’est que justice. D’autant que ce deuxième tome est peut-être encore meilleur et plus touchant que le premier. Parfois très triste, souvent bouleversant. Les Quantités négligeables parlent des rapports de l’artiste avec son œuvre, de la montée de l’extrémisme, du rapport aux autres avec énormément de sensibilité et une intelligence rare.
Marco poursuit sa route, monte une expo de ses photos dans une galerie chic à Paris, retourne sur les chantiers navals où travaillait son père pour photographier les ouvriers du chantier et ses anciens amis, s’installe avec la jolie vétérinaire et la magie opère toujours, le livre vous saisit et ne vous quitte pas. Rares sont les lectures dont on ressort meilleur…

La Légende de Robin des Bois
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2003
Tome : 1

On gardait de Robin des Bois un souvenir plus fringant. Celui de Larcenet est un petit machin édenté, atteint de l’affection du sieur Alzheimer. Ce qui fait qu’il oublie régulièrement son programme quotidien — voler aux riches pour donner aux pauvres — et que son fidèle Petit-Jean est obligé de lui défoncer la tronche à coups de gourdin, histoire de le recadrer.

Une fois recadré, Robin trouve un riche à dépouiller — en l’occurrence, un touriste à casquette Ricard qui refuse de se laisser racketter par Thierry La Fronde. Bref, suite à une regrettable maladresse, voilà le onzième touriste assassiné en forêt de Rambouillet. À la suite de quoi le sheriff de Nottingham s’énerve et convoque à la rescousse un homme qui connaît la forêt — pas cette forêt-là, avec ses cerfs et ses lapins, mais peu importe : Tarzan soi-même.

Assez cacochyme lui aussi, et porté sur la zoophilie, surtout avec les cerfs et les lapins, justement. Ajoutons à ça quelques rencontres pittoresques, comme Kader le " sarrazin " de banlieue, ou une Lady Marianne un peu cuite — ça fait 42 ans que Robin est censé aller la délivrer après avoir acheté ses clopes — et environ trois vraies rigolades par page.

Ce qui nous donne un Larcenet burlesque et une vision irrésistible de la légende, prépubliée dans Fluide Glacial en 2002 et 2003 en noir et blanc, mais c’est beaucoup plus joli en couleur. Précisons que cette aventure est un one shot et que Robin ne reviendra pas, étant donnée sa fin tragique — ce qui lui évite d’ailleurs de concrétiser le plan enthousiasmant de son fidèle Petit-Jean, qui consistait à se marier, " se reproduire de nombreuses fois et avoir l’air heureux devant les voisins ".

Une aventure rocambolesque de Sigmund Freud
Sigmund Freud : Le Temps de chien
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2002
Tome : 1

Sigmund Freud en a marre des rombières hystériques. Il décide de tester un continent neuf et d’exercer ses talents sur les garçons vachers. Il débarque donc en Amérique avec son fidèle assistant Igor, qui râle : à Vienne, c’était la gloire et la belle vie, et les voilà dans un pays hostile, plein de scorpions et de tueurs mexicains. Sigmund, ce qui l’inquiète, c’est l’absence de divans.

Pendant ce temps, le pauvre clébard Spot subit les pires sévices au pénitencier de Pessimistic Lines, spécialisé dans les chiens errants. Tous les dimanches, le curé leur rappelle pourquoi ils sont dans la mouise : ils n’ont pas d’âme. Donc, Spot veut une âme, qu’il va aller chercher auprès du chaman de Tacomo. Pour ce faire, il s’évade du pénitencier.

On ne présente plus Sigmund Freud, mais lui, il se présente : " Psychanalyste viennois de renommée mondiale, névroses en tout genre, psychoses en gros et demi-gros. " Malgré tout, depuis qu’il questionne les autochtones sur leur enfance et leur maman — généralement violée et assassinée —, le résultat est affligeant. " Nous progressons ", dit-il néanmoins chaque fois qu’il s’enfonce. Ce qui cloche, c’est l’aspect un peu brutal du vécu de chacun : ce pays ne compte que des victimes et des bourreaux. Les bourreaux sont infréquentables, et les victimes trop résignées pour que la cure porte ses fruits. Mais pas question de rentrer bredouille à Vienne. Sigmund tient à psychanalyser un Américain — " même un tout petit ferait l’affaire " — et il jure d’essorer à fond le prochain névrosé qu’il croise sur sa route.

Le névrosé, c’est Spot, le chien qui veut une âme. Un rêve de psy ! D’après Sigmund, les vieux barbons de l’Académie vont être verts. D’après Igor, ils vont plutôt crever de rire. " M’en fous, j’les nique ", répond sobrement Sigmund.

Le bon, la brute et le divan. Les cheminements alambiqués (et monomaniaques) du psychanalyste parachuté dans un monde sans foi ni loi, voilà un choc intéressant. Par exemple, si les gardiens du pénitencier (des tueurs nés) s’acharnent sur le chien, c’est qu’ils nous font " un caprice anal probablement d’ordre traumatique ", avance Sigmund. " Nous progressons. " Pour sa première BD en solitaire chez Dargaud, Larcenet nous offre un western hilarant, une page mal connue (et passablement loufoque) de la vie de Sigmund Freud, et une belle histoire d’amitié entre un homme et un chien.

Une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh.
Vincent Van Gogh : La Ligne de front
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2004
Tome : 2

Après Sigmund Freud, puis Robin des Bois, Manu Larcenet s’attaque à la biographie non officielle de Vincent Van Gogh et à son passage méconnu dans l’armée française lors de la guerre de 14-18. Sublime bouquin constamment ballotté entre le rire et l’horreur, la ligne de front est une hallucinante plongée dans la barbarie guerrière où l’on manque cruellement de tournesol et d’harmonie chromatique.

Pour la troisième fois, Larcenet revisite donc la bio d’un personnage célèbre à sa sauce toute personnelle. Ici, on découvre un Vincent Van Gogh usé après une carrière militaire difficile. Sa dernière mission a d’ailleurs été un échec et sa hiérarchie a du inventer cette histoire stupide d’oreille coupée pour le faire disparaître.

A présent, il est envoyé sur le front pendant la grande boucherie de 14-18 afin de ramener des peintures du front. Car l’Etat Major est perplexe et ne comprend pas pourquoi certains soldats désertent, refusant la gloire de mourir pour la patrie : Qu’est ce qui peut les effrayer à ce point ? La guerre tout simplement, et Larcenet rejoint un Tardi pour décrire l’horreur des tranchées.

Son trait est au sommet, son propos, parfois hilarant, bascule aussi dans le noir le plus sanglant, dans un témoignage magnifique pour donner un livre qui donne à réfléchir, même une fois refermé.

Le Retour à la terre
La vraie vie
Scénario : Ferri Jean-Yves
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2002
Tome : 1

Ah, la campagne, les petites fleurs, les bébêtes qui montent qui montent, et tout et tout… Quel citadin n’a rêvé d’aller s’y ressourcer ? Manu Larcenet a chopé le virus l’an dernier. A lui et à Mariette, sa compagne, le gazouillis des oiseaux, le doux bruit des ruisseaux et tout et tout ! Quand, comme Manu, on a passé sa vie en banlieue parisienne, ça change. Toujours timide, Manu était à cent années-lumière d’imaginer que le récit de sa nouvelle vie pouvait intéresser le moindre lecteur. Et puis, il est difficile de s’occuper d’un châtaignier de 45 mètres déposé dans son jardin par des voisins sympas tout en s’observant par la fenêtre !
Heureusement, parmi les amis venus découvrir le nouveau monde de l’auteur des Cosmonautes du Futur, se trouvait Ferri, l’homme qui raconte les folles aventures d’Aimé Lacapelle, le détective paysan qui trace son sillon dans Fluide Glacial. C’est Ferri qui s’est collé au récit des avatars de nos deux citadins depuis leur arrivée aux Ravenelles, 89 habitants (dont une jolie boulangère).

Mais tout n’est pas rose quand on se met au vert ! Quel citadin exilé, n’a pas ressenti sur le coup de 18h le manque lancinant du bruit du Périf ? L’eau-de-vie de M. Henri le proprio peut consoler, mais on sent parfois le besoin d’un réconfort moral. Problème, allez dénicher un psy aux Ravenelles (89 hab.) ! Il serait plus facile d’y trouver un ancien maire ruiné par le fisc et installé, à poil et barbu, dans un arbre centenaire. C’est dire !

D’autant que certains effets secondaires sont redoutables. Manu, guitariste et chanteur punk plutôt urbain (avec des accents hardcore assez prononcés), concocte désormais des ritournelles que ne renieraient pas Francis Cabrel. C’est ça aussi, vivre aux Ravenelles (89 h.) ! Tête des Groggies, l’ancien groupe rock du Manu de Juvisy, lorsqu’ils déboulent en visite ! Ça sera l’occasion de découvrir que M. Henri se débrouille comme un chef à l’accordéon. Dès qu’il comprendra qu’il doit jouer en mi majeur et non en sol, ça promet des bœufs campagnards du feu de Dieu !

Pas chiens, Larcenet et Ferri traitent ce retour à la terre par histoires courtes d’une demi-page. 90 (bonnes) idées en 45 planches ! Ça rend généreux la vie au grand air ! Sitôt l’album refermé, on rêve d’une suite. Peut-être Manu nous présentera-t-il alors la boulangère des Ravenelles (89 h.) !

Le Retour à la terre
Les Projets
Scénario : Ferri Jean-Yves
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2003
Tome : 2

Manu et Mariette ont émigré à la campagne. Manu veut faire un potager et Mariette un enfant. Mais Manu, qui fête dans la liesse la naissance de son premier radis, n’assume pas l’idée de l’enfant : c’est dur d’avouer à son bébé qu’on ne sait pas changer les vis platinées. Donc, il se planque dans les cartons de déménagement, qui traînent toujours au milieu du décor.

Sans parler des pesticides du voisin — “si le vent tourne, on est morts” — et de l’affiche qu’il est censé faire pour la Fête du cochon. Bref, la vie à la campagne est anxiogène. Le tome 1 de cette aventure étant un chef-d’œuvre, on attendait la suite avec un certain appétit. On est content. Ce tome 2, toujours traité en histoires d’une demi-page (exercice virtuose), nous raconte l’évolution d’un virage existentiel ébouriffant : le retour à la terre d’un couple de citadins.

Techniquement, c’est simple : Manu, c’est toujours Manu vu par Ferri mais dessiné par Manu. Et les deux auteurs sont si complices que le résultat, aussi bien dans le trait que dans l’épluchage de chaque émotion, est une merveille de drôlerie et de tendresse. De plus, rien de tout ça n’est gratuit, puisque notre héros progresse : finalement, c’est décidé, il va faire le bébé et ranger les cartons. Au scénario, Jean-Yves Ferri.

Né au bord d’un champ d’avoine, cet auteur-dessinateur continue de cultiver les humeurs bucoliques, comme en témoignent ses Fables autonomes (Fluide Glacial) et les aventures de son célèbre policier rural Aimé Lacapelle. Dans le Retour à la terre, il se penche avec une sensibilité rare sur les états d’âmes déracinés de son copain Larcenet.

Au dessin, Manu Larcenet. Né en 1969, il se lance dans la BD vers l’âge de dix ans et n’arrête plus jamais. Ayant intégré Fluide Glacial en 1994, il devient à la mode dans les cocktails, mais il en a vite marre et quitte les lumières de Juvisy pour la brousse lyonnaise. Vers la fin du XXe siècle (il est nul sur les dates), il rencontre Guy Vidal et entre à Poisson-Pilote avec Trondheim et les Cosmonautes du futur. Aujourd’hui, travaillant en duo ou en solo (le Combat ordinaire), il est devenu l’un des auteurs les plus inventifs de la BD actuelle.

Les Cosmonautes du futur
Scénario : Trondheim Lewis
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2000
Tome : 1

Ce récit est un récit férocement piégé. Il démarre dans une cour de récréation, puis dans une salle de classe, où la caméra graphique virtuose de Larcenet immobilise très vite deux gamins d'une dizaine d'années : Gildas et Martina. Tout aussi. Gildas (dont le cri de guerre est : "Cosmonaute du futur!") et Marina paraissent simplement un peu intoxiqués par la S.F., le fantastique. Ils voient des robots, des Aliens partout.
Pour eux, tout n'est qu'apparences trompeuses. Un grand complot menace tout le monde !.. Le lecteur sourit et s'amuse. Et puis soudain, quelque chose bascule. Le lecteur bascule avec, de manière vertigineuse...

Les Cosmonautes du futur
Le Retour
Scénario : Trondheim Lewis
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2001
Tome : 2

Bon, on résume le tome 1 vite fait. Gildas et Martina savent désormais qu’ils ne sont pas deux gamins vivant une vie de gamins dans une quelconque banlieue. Non, Gildas et Martina sont les clones de l’équipage d’un vaisseau terrien qui s’est bêtement craché sur la planète Mawis. Les Mawissiens, pas beaux mais bonne pâte, les ont reconstitués bébés à partir de l’ADN des victimes. Et leur ont construit une ville identique à celle des souvenirs pêchés dans ce qui restait de leurs cerveaux. Ville qu’ils ont peuplée de robots imitant les Terriens.
Aujourd’hui, Gildas et Martina sont au courant de tout. Ce qui n’arrange pas leur vie quotidienne. Quand on voit votre petite sœur vous engueuler parce que le repas va refroidir alors qu’elle se nourrit en fait d’un bidon d’huile, on frôle le malaise, hein !
D’un autre côté, la situation a ses avantages. A la sortie de l’école, il suffit de crier qu’on ne veut pas rentrer à pied pour voir débouler un véhicule spatial. Même si on habite à 300 mètres ! Alors, bien sûr, on a la tête qui gonfle, on sort des horreurs à sa mère sous prétexte qu’elle n’est qu’une machine. Avant de s’apercevoir qu’une machine aussi, ça peut avoir de la peine. La vie est compliquée quand on a onze ans, même à huit (petites) années-lumière de la Terre.
Tout va changer quand un vaisseau meskimek, bourré de vampires de l’espace comme chacun sait, s’annonce en finale. Face au danger, Il n’y aura alors plus de Terriens, plus de Mawissiens, plus de robots, mais seulement des braves gens et des salauds. Le tri ne sera pas facile à faire…
Pour garder son bonheur de lecteur, Larcenet a fonctionné comme pour le tome 1, recevant le matin par fax le scénario de la planche qu’il réalisait dans la journée. Ainsi, lui aussi, a été surpris par la fin mitonnée par Trondheim le magicien.
Au fait vous connaissez Larcenet ? Non ? Alors cherchez une casquette sur laquelle est inscrit THRASH. Il est juste dessous.

# Posté le mardi 07 septembre 2004 08:36

Modifié le mercredi 08 septembre 2004 06:54

LE SOMMET DES DIEUX

LE SOMMET DES DIEUX
SOMMET DES DIEUX (LE)
Manga de TANIGUCHI JIRO
Thèmatique : Dépassement de soi - Nature
Genre : Seinen
Titre original :
Kamigami no itadaki
Nb de volumes disponibles :
En France : 2 (en cours)
Au Japon : 5 (fini)
Editeur vf : Kana
Prix public : 18€00

SYNOPSIS
À travers le regard et les souvenirs d’un photographe, Fukamachi Makoto, le lecteur pénètre dans un monde à part où cohabitent la dure loi de la montagne et la folle passion des hommes...

RESUME TOME 1
Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de Georges Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet. En faisant des recherches sur cet appareil, Fukamachi est amené à rencontrer Habu Joji, alpiniste de génie dont on été sans nouvelle depuis plusieurs années...

Commentaire
Ce manga est une adaptation d’un roman de Yumemakura Baku paru en 1997, basé sur un fait réel, celui de l’ascension de l’Everest par G. Mallory et A. Irvine en 1924. Lorsqu’il eu l’occasion d’en faire une adaptation en bande dessiné, il était convaincu que seul Jiro Taniguchi pouvait illustrer au mieux, ce récit sur l’alpinisme. Quelques temps plus tard le projet pris forme sous un manga en 5 volumes.
B.Yumenakura, ne se trompait pas en confiant cette adaptation au talentueux dessinateur qu’est J.Taniguchi récompensé maintes fois dans son pays comme dans le notre, pour son travail.
Les décors qu’il nous offre sont de toutes beautés. La montagne devenant un personnage à part entière. C’est magnifiquement détaillé et d’un réalisme impressionnant.
Les personnages ne sont pas mis de coté pour autant, Habu est imposant de prestance. Cet homme taciturne, bourru et renfermé ne mâche pas ses mots quand il parle de la montagne, sa seule et unique raison de vivre. Car cet homme n’a qu’un but, atteindre le plus de sommets possible, au détriment de tout ce qui l’entoure, compagnons, travail.
Même sans rien y connaître, ni même spécialement apprécié l’alpinisme, on se laisse emporter par les 320 pages de ce tome narrant le passé de grimpeur de cet homme complexe mais au combien passionné.
Le travail effectué par l’éditeur est lui aussi impeccable. Edité dans la toute nouvelle collection "Made in Japan" destinée à un public plus adulte, cette série bénéficie d’une adaptation "luxueuse" : grand format, 4 pages couleurs, et papier épais mais souple au vu du nombre de pages. Seul petit défaut, la jaquette aurait mérité d’être un peu plus épaisse ou tout au moins plus robuste, car elle se détache aisément du livre et s’esquinte assez vite au niveau de la tranche, après quelques manipulations.
Si les tomes volumineux ne vous font pas peur, n’hésitez pas à découvrir ce titre...

RESUME TOME 2
Toujours à la recherche de renseignements concernant l’alpiniste Habu Jôji, qu’il a rencontrer lors de son voyage au Népal, Fukamachi rentre en contact avec Ryôko Kishi, la soeur du jeune alpiniste mort lors d’une escalade en compagnie de Habu.
Celle-ci est en possession d’un carnet de notes qu’il a tenu, lors de son accident dans les Grandes Jorasses. A sa lecture, Fukamachi, va comprendre l’exceptionnel courage et force de caractère dont est investi cet homme, qui lui accapare maintenant tout son temps libre au point de négliger sa relation avec son amie Kayoko...

Commentaire
Au travers des recherches de Fukamachi, le lecteur poursuit sa découverte de cet alpiniste d’exception dans ses ascensions des plus grands sommets du monde. C’est l’occasion de mieux comprendre l’étrange relation qu’il entretenait avec un autre alpiniste, Hase, mais surtout les dangers mortels auxquels ils sont confrontés.
Enrichi de paysages tous plus sublimes les uns que les autres, on ne peut être qu’absorbé par ce captivant récit qui vous entraîne au coeur de la montagne comme vous ne l’avais sans doute jamais vu...
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# Posté le mercredi 25 août 2004 11:26

FORUM:PAGE DE SUGGESTIONS

VOILA LA PAGE DONT JE VOUS PARLAIS PRECEDEMMENT.LAISEZ VOS SUGGESTION QUE JE METTRAI EN LIGNE.

PS:LAISSEZ JUSTE VOTRE SUJET DE SUGGESTION.VOUS POURREZ LAISSER VOS COMMENTAIRES LORSQUE J'AURAI MIS LE SUJET EN LIGNE ET NE LES METTEZ PAS SUR CETTE PAGE MAIS SUR CELLE DU SUJET.

# Posté le dimanche 25 juillet 2004 04:16