Les quantités négligeables (Combat Ordinaire)
Vincent Van Gogh : La Ligne de front (aventure rocambolesque de...)
Résurrection (Cosmonautes du futur )
Projets (Retour à la terre )
La Légende de Robin des Bois (Robin des Bois)
Combat Ordinaire (Combat Ordinaire)
vraie vie (Retour à la terre )
Sigmund Freud : Le Temps de chien (aventure rocambolesque de...)
Eaux lourdes (entremondes )
Retour (Cosmonautes du futur )
Cosmonautes du futur (Cosmonautes du futur )
Lazarr (entremondes )
Voici maintenant une plongée plus profonde dans ses oeuvres...
Le Combat Ordinaire
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2003
Tome : 1
Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier “des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir”.
À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : “J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon cœur.” Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin.
Après une virée affectueuse (et éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d’un caractère “affirmé”), qui se fait charcuter par le gros chien d’un sale con de chasseur. À cette occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit vieux qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. “J’ai encore pas mal de choses à éclaircir si je ne veux pas être réincarné en plaque d’égout”, disait-il en évoquant ses rapports délicats avec les femmes. Il évitera la plaque d’égout : il fera juste ce qu’il faut pour retrouver Émilie.
“C’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible”, écrit Larcenet. C’est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle — de cette drôlerie complice qui évite l’ironie — et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d’Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d’une renaissance, est l’album le plus personnel de Larcenet, et le meilleur — en attendant le suivant.
Le Combat Ordinaire
Les quantités négligeables
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2004
Tome : 2
Qui sont les quantités négligeables ? Certaines photos de Marco, tentatives dérisoires pour dire le monde… Certains hommes, cassés après des années de travail sur les chantiers… Certaines vies banales qui basculent dans des choix discutables…
Manu Larcenet ne juge jamais et soulève des interrogations sur la condition humaine avec une intense pudeur. Comme à la lecture du premier tome, on referme le livre bouleversé, la larme à l’œil avec cette sensation unique d’avoir rencontrer un être humain, un vrai…
Prix du meilleur album Angoulême 2004. Le Combat ordinaire est également le deuxième lauréat du prix du public L’Express, Télé Poche, Canal BD et a été salué par une presse unanime :
“Le meilleur roman du moment.” Voici
“Un livre poignant.” Le journal du Dimanche
“Un petit bijou d’intelligence.” Ouest France
“Le courage de vivre et de choisir.” Le Monde
“Larcenet s’affirme.” L’Express
“Le style de Larcenet attire la sympathie.” Lire
“Une des valeurs sûres de la BD française.” Elle
“Une BD essentielle.” La libre Belgique
Et ce concert de louange n’est que justice. D’autant que ce deuxième tome est peut-être encore meilleur et plus touchant que le premier. Parfois très triste, souvent bouleversant. Les Quantités négligeables parlent des rapports de l’artiste avec son œuvre, de la montée de l’extrémisme, du rapport aux autres avec énormément de sensibilité et une intelligence rare.
Marco poursuit sa route, monte une expo de ses photos dans une galerie chic à Paris, retourne sur les chantiers navals où travaillait son père pour photographier les ouvriers du chantier et ses anciens amis, s’installe avec la jolie vétérinaire et la magie opère toujours, le livre vous saisit et ne vous quitte pas. Rares sont les lectures dont on ressort meilleur…
La Légende de Robin des Bois
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2003
Tome : 1
On gardait de Robin des Bois un souvenir plus fringant. Celui de Larcenet est un petit machin édenté, atteint de l’affection du sieur Alzheimer. Ce qui fait qu’il oublie régulièrement son programme quotidien — voler aux riches pour donner aux pauvres — et que son fidèle Petit-Jean est obligé de lui défoncer la tronche à coups de gourdin, histoire de le recadrer.
Une fois recadré, Robin trouve un riche à dépouiller — en l’occurrence, un touriste à casquette Ricard qui refuse de se laisser racketter par Thierry La Fronde. Bref, suite à une regrettable maladresse, voilà le onzième touriste assassiné en forêt de Rambouillet. À la suite de quoi le sheriff de Nottingham s’énerve et convoque à la rescousse un homme qui connaît la forêt — pas cette forêt-là, avec ses cerfs et ses lapins, mais peu importe : Tarzan soi-même.
Assez cacochyme lui aussi, et porté sur la zoophilie, surtout avec les cerfs et les lapins, justement. Ajoutons à ça quelques rencontres pittoresques, comme Kader le " sarrazin " de banlieue, ou une Lady Marianne un peu cuite — ça fait 42 ans que Robin est censé aller la délivrer après avoir acheté ses clopes — et environ trois vraies rigolades par page.
Ce qui nous donne un Larcenet burlesque et une vision irrésistible de la légende, prépubliée dans Fluide Glacial en 2002 et 2003 en noir et blanc, mais c’est beaucoup plus joli en couleur. Précisons que cette aventure est un one shot et que Robin ne reviendra pas, étant donnée sa fin tragique — ce qui lui évite d’ailleurs de concrétiser le plan enthousiasmant de son fidèle Petit-Jean, qui consistait à se marier, " se reproduire de nombreuses fois et avoir l’air heureux devant les voisins ".
Une aventure rocambolesque de Sigmund Freud
Sigmund Freud : Le Temps de chien
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2002
Tome : 1
Sigmund Freud en a marre des rombières hystériques. Il décide de tester un continent neuf et d’exercer ses talents sur les garçons vachers. Il débarque donc en Amérique avec son fidèle assistant Igor, qui râle : à Vienne, c’était la gloire et la belle vie, et les voilà dans un pays hostile, plein de scorpions et de tueurs mexicains. Sigmund, ce qui l’inquiète, c’est l’absence de divans.
Pendant ce temps, le pauvre clébard Spot subit les pires sévices au pénitencier de Pessimistic Lines, spécialisé dans les chiens errants. Tous les dimanches, le curé leur rappelle pourquoi ils sont dans la mouise : ils n’ont pas d’âme. Donc, Spot veut une âme, qu’il va aller chercher auprès du chaman de Tacomo. Pour ce faire, il s’évade du pénitencier.
On ne présente plus Sigmund Freud, mais lui, il se présente : " Psychanalyste viennois de renommée mondiale, névroses en tout genre, psychoses en gros et demi-gros. " Malgré tout, depuis qu’il questionne les autochtones sur leur enfance et leur maman — généralement violée et assassinée —, le résultat est affligeant. " Nous progressons ", dit-il néanmoins chaque fois qu’il s’enfonce. Ce qui cloche, c’est l’aspect un peu brutal du vécu de chacun : ce pays ne compte que des victimes et des bourreaux. Les bourreaux sont infréquentables, et les victimes trop résignées pour que la cure porte ses fruits. Mais pas question de rentrer bredouille à Vienne. Sigmund tient à psychanalyser un Américain — " même un tout petit ferait l’affaire " — et il jure d’essorer à fond le prochain névrosé qu’il croise sur sa route.
Le névrosé, c’est Spot, le chien qui veut une âme. Un rêve de psy ! D’après Sigmund, les vieux barbons de l’Académie vont être verts. D’après Igor, ils vont plutôt crever de rire. " M’en fous, j’les nique ", répond sobrement Sigmund.
Le bon, la brute et le divan. Les cheminements alambiqués (et monomaniaques) du psychanalyste parachuté dans un monde sans foi ni loi, voilà un choc intéressant. Par exemple, si les gardiens du pénitencier (des tueurs nés) s’acharnent sur le chien, c’est qu’ils nous font " un caprice anal probablement d’ordre traumatique ", avance Sigmund. " Nous progressons. " Pour sa première BD en solitaire chez Dargaud, Larcenet nous offre un western hilarant, une page mal connue (et passablement loufoque) de la vie de Sigmund Freud, et une belle histoire d’amitié entre un homme et un chien.
Une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh.
Vincent Van Gogh : La Ligne de front
Scénario : Larcenet Manu
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2004
Tome : 2
Après Sigmund Freud, puis Robin des Bois, Manu Larcenet s’attaque à la biographie non officielle de Vincent Van Gogh et à son passage méconnu dans l’armée française lors de la guerre de 14-18. Sublime bouquin constamment ballotté entre le rire et l’horreur, la ligne de front est une hallucinante plongée dans la barbarie guerrière où l’on manque cruellement de tournesol et d’harmonie chromatique.
Pour la troisième fois, Larcenet revisite donc la bio d’un personnage célèbre à sa sauce toute personnelle. Ici, on découvre un Vincent Van Gogh usé après une carrière militaire difficile. Sa dernière mission a d’ailleurs été un échec et sa hiérarchie a du inventer cette histoire stupide d’oreille coupée pour le faire disparaître.
A présent, il est envoyé sur le front pendant la grande boucherie de 14-18 afin de ramener des peintures du front. Car l’Etat Major est perplexe et ne comprend pas pourquoi certains soldats désertent, refusant la gloire de mourir pour la patrie : Qu’est ce qui peut les effrayer à ce point ? La guerre tout simplement, et Larcenet rejoint un Tardi pour décrire l’horreur des tranchées.
Son trait est au sommet, son propos, parfois hilarant, bascule aussi dans le noir le plus sanglant, dans un témoignage magnifique pour donner un livre qui donne à réfléchir, même une fois refermé.
Le Retour à la terre
La vraie vie
Scénario : Ferri Jean-Yves
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2002
Tome : 1
Ah, la campagne, les petites fleurs, les bébêtes qui montent qui montent, et tout et tout… Quel citadin n’a rêvé d’aller s’y ressourcer ? Manu Larcenet a chopé le virus l’an dernier. A lui et à Mariette, sa compagne, le gazouillis des oiseaux, le doux bruit des ruisseaux et tout et tout ! Quand, comme Manu, on a passé sa vie en banlieue parisienne, ça change. Toujours timide, Manu était à cent années-lumière d’imaginer que le récit de sa nouvelle vie pouvait intéresser le moindre lecteur. Et puis, il est difficile de s’occuper d’un châtaignier de 45 mètres déposé dans son jardin par des voisins sympas tout en s’observant par la fenêtre !
Heureusement, parmi les amis venus découvrir le nouveau monde de l’auteur des Cosmonautes du Futur, se trouvait Ferri, l’homme qui raconte les folles aventures d’Aimé Lacapelle, le détective paysan qui trace son sillon dans Fluide Glacial. C’est Ferri qui s’est collé au récit des avatars de nos deux citadins depuis leur arrivée aux Ravenelles, 89 habitants (dont une jolie boulangère).
Mais tout n’est pas rose quand on se met au vert ! Quel citadin exilé, n’a pas ressenti sur le coup de 18h le manque lancinant du bruit du Périf ? L’eau-de-vie de M. Henri le proprio peut consoler, mais on sent parfois le besoin d’un réconfort moral. Problème, allez dénicher un psy aux Ravenelles (89 hab.) ! Il serait plus facile d’y trouver un ancien maire ruiné par le fisc et installé, à poil et barbu, dans un arbre centenaire. C’est dire !
D’autant que certains effets secondaires sont redoutables. Manu, guitariste et chanteur punk plutôt urbain (avec des accents hardcore assez prononcés), concocte désormais des ritournelles que ne renieraient pas Francis Cabrel. C’est ça aussi, vivre aux Ravenelles (89 h.) ! Tête des Groggies, l’ancien groupe rock du Manu de Juvisy, lorsqu’ils déboulent en visite ! Ça sera l’occasion de découvrir que M. Henri se débrouille comme un chef à l’accordéon. Dès qu’il comprendra qu’il doit jouer en mi majeur et non en sol, ça promet des bœufs campagnards du feu de Dieu !
Pas chiens, Larcenet et Ferri traitent ce retour à la terre par histoires courtes d’une demi-page. 90 (bonnes) idées en 45 planches ! Ça rend généreux la vie au grand air ! Sitôt l’album refermé, on rêve d’une suite. Peut-être Manu nous présentera-t-il alors la boulangère des Ravenelles (89 h.) !
Le Retour à la terre
Les Projets
Scénario : Ferri Jean-Yves
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2003
Tome : 2
Manu et Mariette ont émigré à la campagne. Manu veut faire un potager et Mariette un enfant. Mais Manu, qui fête dans la liesse la naissance de son premier radis, n’assume pas l’idée de l’enfant : c’est dur d’avouer à son bébé qu’on ne sait pas changer les vis platinées. Donc, il se planque dans les cartons de déménagement, qui traînent toujours au milieu du décor.
Sans parler des pesticides du voisin — “si le vent tourne, on est morts” — et de l’affiche qu’il est censé faire pour la Fête du cochon. Bref, la vie à la campagne est anxiogène. Le tome 1 de cette aventure étant un chef-d’œuvre, on attendait la suite avec un certain appétit. On est content. Ce tome 2, toujours traité en histoires d’une demi-page (exercice virtuose), nous raconte l’évolution d’un virage existentiel ébouriffant : le retour à la terre d’un couple de citadins.
Techniquement, c’est simple : Manu, c’est toujours Manu vu par Ferri mais dessiné par Manu. Et les deux auteurs sont si complices que le résultat, aussi bien dans le trait que dans l’épluchage de chaque émotion, est une merveille de drôlerie et de tendresse. De plus, rien de tout ça n’est gratuit, puisque notre héros progresse : finalement, c’est décidé, il va faire le bébé et ranger les cartons. Au scénario, Jean-Yves Ferri.
Né au bord d’un champ d’avoine, cet auteur-dessinateur continue de cultiver les humeurs bucoliques, comme en témoignent ses Fables autonomes (Fluide Glacial) et les aventures de son célèbre policier rural Aimé Lacapelle. Dans le Retour à la terre, il se penche avec une sensibilité rare sur les états d’âmes déracinés de son copain Larcenet.
Au dessin, Manu Larcenet. Né en 1969, il se lance dans la BD vers l’âge de dix ans et n’arrête plus jamais. Ayant intégré Fluide Glacial en 1994, il devient à la mode dans les cocktails, mais il en a vite marre et quitte les lumières de Juvisy pour la brousse lyonnaise. Vers la fin du XXe siècle (il est nul sur les dates), il rencontre Guy Vidal et entre à Poisson-Pilote avec Trondheim et les Cosmonautes du futur. Aujourd’hui, travaillant en duo ou en solo (le Combat ordinaire), il est devenu l’un des auteurs les plus inventifs de la BD actuelle.
Les Cosmonautes du futur
Scénario : Trondheim Lewis
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2000
Tome : 1
Ce récit est un récit férocement piégé. Il démarre dans une cour de récréation, puis dans une salle de classe, où la caméra graphique virtuose de Larcenet immobilise très vite deux gamins d'une dizaine d'années : Gildas et Martina. Tout aussi. Gildas (dont le cri de guerre est : "Cosmonaute du futur!") et Marina paraissent simplement un peu intoxiqués par la S.F., le fantastique. Ils voient des robots, des Aliens partout.
Pour eux, tout n'est qu'apparences trompeuses. Un grand complot menace tout le monde !.. Le lecteur sourit et s'amuse. Et puis soudain, quelque chose bascule. Le lecteur bascule avec, de manière vertigineuse...
Les Cosmonautes du futur
Le Retour
Scénario : Trondheim Lewis
Dessin : Larcenet Manu
Date de publication : 2001
Tome : 2
Bon, on résume le tome 1 vite fait. Gildas et Martina savent désormais qu’ils ne sont pas deux gamins vivant une vie de gamins dans une quelconque banlieue. Non, Gildas et Martina sont les clones de l’équipage d’un vaisseau terrien qui s’est bêtement craché sur la planète Mawis. Les Mawissiens, pas beaux mais bonne pâte, les ont reconstitués bébés à partir de l’ADN des victimes. Et leur ont construit une ville identique à celle des souvenirs pêchés dans ce qui restait de leurs cerveaux. Ville qu’ils ont peuplée de robots imitant les Terriens.
Aujourd’hui, Gildas et Martina sont au courant de tout. Ce qui n’arrange pas leur vie quotidienne. Quand on voit votre petite sœur vous engueuler parce que le repas va refroidir alors qu’elle se nourrit en fait d’un bidon d’huile, on frôle le malaise, hein !
D’un autre côté, la situation a ses avantages. A la sortie de l’école, il suffit de crier qu’on ne veut pas rentrer à pied pour voir débouler un véhicule spatial. Même si on habite à 300 mètres ! Alors, bien sûr, on a la tête qui gonfle, on sort des horreurs à sa mère sous prétexte qu’elle n’est qu’une machine. Avant de s’apercevoir qu’une machine aussi, ça peut avoir de la peine. La vie est compliquée quand on a onze ans, même à huit (petites) années-lumière de la Terre.
Tout va changer quand un vaisseau meskimek, bourré de vampires de l’espace comme chacun sait, s’annonce en finale. Face au danger, Il n’y aura alors plus de Terriens, plus de Mawissiens, plus de robots, mais seulement des braves gens et des salauds. Le tri ne sera pas facile à faire…
Pour garder son bonheur de lecteur, Larcenet a fonctionné comme pour le tome 1, recevant le matin par fax le scénario de la planche qu’il réalisait dans la journée. Ainsi, lui aussi, a été surpris par la fin mitonnée par Trondheim le magicien.
Au fait vous connaissez Larcenet ? Non ? Alors cherchez une casquette sur laquelle est inscrit THRASH. Il est juste dessous.